Réglementation
Publié le : 24/03/2025 par Sofia KAZAKOVA
Depuis le 1er janvier 2025, l'utilisation de contenants alimentaires en plastique dans plusieurs conditions a été interdite dans plusieurs établissements de restauration collective. On fait le point dans ce nouvel article.
L’utilisation de contenants alimentaires en plastique pour la cuisson, le réchauffage et le service est désormais interdite dans plusieurs établissements de restauration collective, notamment dans les écoles, les universités et les structures d’accueil pour jeunes enfants. Cette mesure s’inscrit dans une démarche visant à limiter l’usage du plastique dans le secteur alimentaire, conformément aux objectifs environnementaux fixés par les lois « EGALIM » et « AGEC ». Toutefois, certaines exceptions sont prévues, en particulier pour des établissements de santé nécessitant des conditions d’hygiène et de sécurité spécifiques. De plus, un projet de décret en consultation pourrait modifier la définition des contenants concernés, notamment en réautorisant l’usage des couverts en plastique. Ce texte présente les principales dispositions de cette interdiction, ainsi que les dérogations prévues pour certains établissements.
La mesure reprend concrètement l’interdiction, des le 1er janvier 2025, des contenants alimentaires de cuisson, réchauffage et de service en plastique dans certains établissements. Pour ce qui est des établissements concernés, on retrouve : Les services de restauration collective des établissements scolaires et universitaires, les établissements d’accueil des enfants de moins de six ans, les services de pédiatrie, d’obstétrique et de maternité, les centres périnataux de proximité et les services de protection maternelle et infantile.
Mais qu’est-ce qu’un contenants alimentaires de cuisson, de réchauffe et de service selon la loi : ce sont des objets destinés à contenir des denrées alimentaires et entrant en contact avec ces mêmes denrées, qui sont utilisés pour la cuisson, la préparation, la remise en température, la présentation, le service ou la consommation des plats, y compris la vaisselle et les couverts.
Les contenants en plastique sont quant à eux des contenants fabriqués entièrement ou partiellement à partir de plastique. (Découvrez le décryptage de la notion juridique du « plastique »)
Le gouvernement met en consultation un nouveau projet de décret qui vient modifier la définition des contenants alimentaires en plastiques interdits ci-exposé. Le projet propose de réautoriser l’emploi de couverts en plastique dans les établissements concernés.
Si le décret est définitivement adopté, la nouvelle définition des contenants alimentaires concernés serait la suivante « les objets destinés à contenir des denrées alimentaires et entrant en contact avec ces mêmes denrées, qui sont utilisés pour la cuisson, la préparation, la remise en température, la présentation ou le service ».
Est-ce qu’il a des dérogations ?
Les services de pédiatrie, d’obstétrique et de maternité, les centres périnataux de proximité ainsi que les services de protection maternelle et infantile ne sont pas soumis à l’interdiction pour les contenants alimentaires de cuisson, de réchauffe et de service en plastique suivants :
Attention : Ces dérogations ne concernent donc pas les services de restauration collective des établissements scolaires et universitaires ainsi que des établissements d’accueil des enfants de moins de six ans.
L’interdiction des contenants alimentaires en plastique dans certains établissements de restauration collective marque une étape significative dans la transition vers une alimentation plus respectueuse de l’environnement et de la santé publique. En s’appuyant sur un cadre législatif renforcé, cette mesure vise à réduire l’exposition aux plastiques et à encourager des alternatives durables. Toutefois, des dérogations ont été prévues pour répondre aux impératifs de sécurité et d’hygiène dans les établissements de santé. Par ailleurs, l’évolution du cadre réglementaire, avec la consultation en cours sur la réintroduction des couverts en plastique, souligne les ajustements nécessaires pour concilier enjeux écologiques et réalités pratiques. L’application de cette interdiction nécessitera une vigilance accrue quant à son impact et à son adaptation aux besoins des structures concernées.
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